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Pourquoi les féministes se mobilisent pour le climat ?

Grenelle des violences faites aux femmes : compte rendu de la réunion tenue à la préfecture de Martinique le 03 septembre
10 septembre 2019
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Pourquoi les féministes se mobilisent pour le climat ?

Nous les femmes avons partie liée avec la planète :


En effet, notre système à la fois capitaliste et patriarcal, dans sa recherche effrénée de profit, exploite gratuitement les forces de la nature et le travail des femmes, sans leur accorder la moindre reconnaissance, mais au contraire en les dévalorisant constamment.
Plus concrètement, dans toutes les sociétés, ce sont les femmes qui sont chargées de la reproduction naturelle et sociale : nous faisons les enfants et les élevons. Nous ne voulons pas qu’on nous sabote notre boulot ! Nous voulons leur offrir des conditions décentes d’avenir, dans un environnement sain.
Et puis, notre féminisme est internationaliste : dans de nombreuses régions du monde, ce sont les femmes et les filles, qui cultivent les terres, vont chercher l’eau…, elles sont donc les premières et principales victimes des changements climatiques. Par exemple, on sait que, dans le cas d’une catastrophe naturelle, le risque de décès est 14 fois plus élevé chez les femmes et les enfants. Le risque de violence et d’agressions sexuelles augmente aussi pour les femmes et leurs filles pendant les déplacements causés par des événements climatiques extrêmes.
Mais chez nous aussi, dans les classes les plus modestes, ce sont souvent les femmes qui se livrent à l’agriculture vivrière, au petit commerce (produits agricoles, de l’élevage, la pêche…), ce sont donc elles qui seront les plus touchées dans leur chair et celle de leurs proches par la pollution des terres et de l’eau (comme elles le sont par déjà par la chlordécone, etc.).
Enfin, le réchauffement climatique nous menace directement, en tant qu’insulaires et nous savons que la Caraïbe ne sera pas épargnée par ses effets (sécheresse extrêmes, pluies diluviennes, cyclones pde plus en plus violents et montées des eaux…) qui toucheront d’abord, ici aussi, les plus vulnérables. Ainsi, une partie de notre population pourrait bien se retrouver un jour parmi les réfugiés climatiques si nous ne réagissons pas !

Huguette BELLEMARRE

http://m.cheekmagazine.fr/societe/femmes-climat-ecologie-ecofeminisme/

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