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« Nous sommes dans une période rétrograde »

Article publié par France-Antilles le 3 mars 2017.

L’association féministe Culture Égalité a démarré l’année sur les chapeaux de roues, avec la volonté de poursuivre ses actions et avec dans sa ligne de mire la Journée internationale des droits des femmes. C’est en compagnie de la comédienne et professeur de chant Sarah-Corinne Emmanuelle que les femmes « libres et autonomes » de Culture Égalité ont lancé leurs projets pour l’année.

Créée en 2013, l’association est située au 116 rue Lamartine. Ces trois dernières années, elle s’est développée et a fait connaître son travail à travers différentes actions, notamment autour de la journée symbolique du 8 mars. Elle a réalisé des débats (l’hypersexualisation sociale), animations dans les lycées, projections (notamment « Une femme sur tous les fronts » documentaire réalisé par l’association sur Suzanne Roussi Césaire) et cette détermination à faire connaître notre histoire (combats de Lumina Sophie ou obtention du droit de vote, par exemple).

« NOS DROITS NE SONT PAS DÉFINITIFS »

L’objectif pour 2017 est que les femmes se mobilisent davantage, notamment à travers différents ateliers. De sorte qu’elles soient plus nombreuses encore, le 8 mars prochain, à se faire entendre et qu’elles défendent fièrement la cause féministe dans leur vie de tous les jours (au travail, à la maison, dans la rue). « Au travail nous sommes traitées différemment, nous n’avons pas les mêmes salaires, dans le couple les femmes ont souvent la charge des enfants et des tâches ménagères, parce que les hommes n’assument pas leur part de responsabilité. De plus nous sommes, à longueur de journée, victimes de harcèlement dans la rue, et de violence aussi. Nous espérons que les femmes prendront confiance et nous rejoindront » , explique Sylvie Javaloyes, membre de l’association. Selon George Arnauld, cofondatrice de l’association : » nous sommes dans une période de retour en arrière, vraiment rétrograde et le but est d’amener les femmes de toutes les classes sociales, à prendre conscience que nos droits ne sont pas définitifs » . Des propos qui résonnent comme un cri et qui ne devraient laisser aucune Martiniquaise insensible.

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