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« Ne pas laisser les idées racistes et xénophobes entrer en Martinique »

Article publié par France-Antilles le 20 mars 2017

Autour désormais de 16 organisations syndicales, politiques et associations, le « Kolektif Kont Marine Le Pen, contre les thèses du Front National, contre le racisme, la xénophobie et leur banalisation » invite à un rassemblement samedi prochain, à Fort-de-France. Le comité « Marine Déwô » , qui a vu le jour le 7 mai 2015 en réaction à la venue annoncée de la présidente du Front National, vient de grossir ses rangs. Ou plutôt de rallier 16 organisations syndicales, politiques à sa cause. Deux ans après avoir contribué à l’échec de l’« Opération Cocotier » qui devait conduire Marine Le Pen aux Antilles, le mouvement a souhaité être « plus fort » . « Nous avons déjà mené de nombreuses actions ces deux dernières années pour empêcher cette venue ici mais surtout pour éviter que les idées racistes, xénophobes, misogynes et sectaires du Front National ne viennent semer encore plus le trouble chez nous, une terre de souffrances, de résiliance mais pas d’oubli » , rappelle Karine Varasse, participante active au lancement de «Marine Déwô ». À un mois du premier tour de l’élection présidentielle, 16 organisations diverses (1) ont ainsi répondu à l’appel pour « faire entendre leurs voix » . Le « Kolektif Kont Marine Le Pen, contre les thèses du Front National, contre le racisme, la xénophobie et leur banalisation » veut sensibiliser et informer la population sur ce parti « pas comme les autres » . « Malgré la campagne de dédiabolisation entreprise, le fond reste le même. Et le programme, sous des airs plus polissés, est toujours aussi sectaire et communautariste ».

« UN PROJET SOCIÉTAL DANGEREUX »

Johanne Juston, militante « historique » de « Marine Déwô » pointe les dangers du programme outre-mer du Front National pour la jeunesse, les femmes, les centres de décisions, l’économie, la circulation des personnes… « Le Front National considère les Outre-mer comme des frontières élargies de la France, pas comme des territoires avec leur propre spécificité. Le programme prévoit un centre de décision, avec un comité de pilotage des outre-mertri-partite. Sera-t-il au-dessus de la CTM ? Dans ce cas, quelle sera la légitimité du vote du peuple martiniquais qui a choisi cette collectivité ? En différents points, le FN porte un projet sociétal qui nous paraît dangereux ».

L’association Culture Égalité s’inquiète, elle, pour l’avenir des femmes avec la remise en cause du droit à l’avortement, du droit au travail avec l’arrêt du financement des structures de garde d’enfants. Alex Duféal, de Combat Ouvrier, évoque, « derrière une façade démagogique et raciste, une organisation avant tout anti-ouvrière, anticommuniste » qui mettrait « au pas tous les exploités de France, de Martinique et des autres pays sous domination française » .

Pour tous, il y a urgence à combattre « la banalisation des idées du Front National » qui semblent séduire de plus en plus, y compris en Martinique. « Il ne faut pas se tromper Marine Le Pen est une populiste » , argue Jocelyne Arnoux, de « Nou Pep La » . « C’est un parti qui porte en lui-même les discriminations et le racisme », estime Raphaël Constant, au nom du PKLS (Pati Kominis Pou Lendepandans Ek Sosyalizm). Un rassemblement est organisé samedi prochain à 9 heures, place de l’Enregistrement à Fort-de-France, « pour dire non à la venue de Marine Le Pen et non aux idées de son parti mais oui à la fraternité humaine, à l’amitié entre les peuples ». (1) Assaupamar, Assoka, CDMT, CGTM, Combat Ouvrier, Culture Égalité, GRS, Lé Doubout, Marine Déwô, Martinique Citoyenne, Mir, Modemas, Nou Pep La, PCM, PKLS, UFM

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