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LES DROITS DES FEMMES SONT DES DROITS HUMAINS



LES DROITS DES FEMMES SONT DES DROITS HUMAINS


La position actuelle tyrannique, archaïque, rétrograde des États-Unis concernant les droits des femmes est très dangereuse et doit nous encourager à réagir vivement !

En interdisant progressivement, sur tout leur territoire, le droit à l’avortement, ils affirment que le corps des femmes appartient au domaine public et est naturellement un objet de débat et de législation.


Nous disons NON ! Nos droits ne doivent pas servir des intérêts autres que les nôtres : notre liberté, notre dignité, notre valeur humaine.

En aucun cas nos droits ne peuvent être les premiers bafoués, les plus « adaptables », ceux qu’on renégocie dès qu’une religion, le fanatisme patriarcal, un système sexiste souhaitent les réduire, voire les interdire.


Alors que les luttes menées par les femmes et jeunes filles en Amérique latine et en Irlande ont manifesté que ce droit est un droit fondamental pour les générations futures, ce recul du droit à l’avortement aux États-Unis risque encore une fois d’influencer très négativement tous les système politiques conservateurs qui font perdurer les oppressions patriarcales et entravent l’émancipation de toutes les femmes.

Par exemple, l’Union Européenne, censée réunir des systèmes politiques alliés, mais constituée de pays portant de graves restrictions au droit à l’IVG comme la Pologne, ou qui l’interdisent comme Malte.

Que dire, en outre, de notre région Caribéenne, où certains pays (la Dominique, Haïti, La République Dominicaine, Barbuda…) ne reconnaissent pas ce droit ou en limitent l'accès, comme Sainte-Lucie, Grenade ?….


Ces positions condamnent chaque jour des femmes meurtries à subir des grossesses non désirées, à mettre en danger leur santé, à vivre des années de souffrance et de désarroi. Car nous savons que l'interdiction des avortements ne les empêche pas. Les femmes les moins favorisées continueront à avorter dans la clandestinité au risque d'en mourir ou d’en être mutilées à vie.


En solidarité avec toutes les femmes du monde entier, Culture Egalité revendique son engagement pour défendre le droit à l’avortement qui, dans des conditions souvent très hostiles, a été arraché par nos mères, nos sœurs avec courage et force, au péril de leur vie.

Nous ne devons rester ni silencieuses, ni inactives et protéger ce droit partout où il sera menacé. Nous sommes à coté de toutes nos sœurs qui, à tout moment, seront confrontées à cette situation de ne pouvoir avorter en toute sécurité.


Culture Egalité, comme toutes les féministes, exige que, dans le monde entier, le droit à l’avortement soit inscrit dans le droit international et devienne un droit fondamental et constitutionnel.


Maintenons notre vigilance et poursuivons nos mobilisations pour protéger ce que nous avons durement acquis. Si le droit à l’avortement recule, alors seront aussi menacés la contraception, et les autres acquis de la liberté sexuelle.

Nos corps de femmes ne sont pas un matériau malléable à la disposition d’un système législatif exclusivement géré par un pouvoir masculin qui s’octroie le droit de vie et de mort sur nos personnes.


Culture Égalité, Le dimanche 26 juin 2022.

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