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La quinzaine de l'éco-féminisme

Dernière mise à jour : août 24

Les militantes de Culture Egalité ont décidé de consacrer ce début de vacances à la découverte de l’écoféminisme.


Ce mouvement s'appuie sur le concept de genre pour analyser les relations entre les humain.es et le vivant. Le terme a été inventé par l’autrice française Françoise d'Eaubonne, dans son livre Le Féminisme ou la Mort (1974).

L'analyse éco-féministe établit des parallèles entre l'oppression de la nature et l'oppression des femmes. Les hommes dominent les femmes et les humain.es dominent la nature.

L'éco-féminisme considère le capitalisme (qui pose la nature et les femmes comme des "biens") et le colonialisme comme des traductions sociales, politiques et économiques de la domination masculine.

Grâce à un partenariat avec le Complexe Madiana, nous avons eu la chance de pouvoir visionner le film Ni les Femmes, ni la Terre de Marine Allard, Lucie Assemat & Coline Dhaussy. Ces trois réalisatrices, sont, en effet parties en Amérique latine (en Argentine et en Bolivie, dans les favelas, les périphéries urbaines, les campagnes isolées de Patagonie et de l'Altiplano) à la rencontre de femmes qui revendiquent et se réapproprient leurs "territoire-corps-terre", face aux violences de genre dans leurs communautés et à la destruction de leur environnement par les multinationales.

Ce voyage dévoile le lien entre la prédation et le saccage de la terre d'un côté et celui des corps des femmes, considérés comme objets à exploiter, de l'autre. A rebours des logistiques mortifères et destructrices de vie, ces femmes dessinent des voies pour une révolution éco-féministe globale, desde abajo a la izquierda, du Sud au Nord.


A la suite de ce film, Culture Égalité a organisé un séminaire éco-féministe en présence de deux des réalisatrices, Marine Allard, Lucie Assemat, avec, au programme, des échanges en toute sororité sur le besoin et les moyens de déconstruire les dominations sexistes, capitalistes et colonialistes. Des jeux de rôles, des échanges, des partages d'expériences, des mises en situations nous ont permis de mieux comprendre ces rapports d’oppression et de savoir comment réagir de façon concrète à ces violences diffuses ou avérées.

Nous avons défini la notion de domination, questionné les hiérarchies pour déterminer de nouveaux cadres d'analyse et de déconstruction qui, nous en sommes sûres, changeront nos relations entre militantes, nos modes d'action et notre rapport au vivant.




Pour clôturer, un atelier alcoolature, a été mit en place, offert par l'association des Jardins partagés de Gaïac a été mis en place pour Culture Égalité, dans le cardre d'un projet de santé accessible à toutes les femmes suivi par nous-mêmes. L'animateur, Emmanuel Nossin, ethno-pharmacologue, co-fondateur et membre actuel de l'association de chercheurs Caribéens TRAMIL nous a présenté des méthodes de transformation des plantes médicinales, contextualisées dans l'histoire caribéenne. Nous sommes ensuite passées à la pratique: le choix des plantes selon les vertus et la transformation de celles-ci en alcoolature.


Une semaine riche où nous avons marié théorie et pratique, bonne humeur et application, militantisme et convivialité, solidarités insulaire et continentale !



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