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Les femmes en résistance

Notre matrimoine
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Les femmes en résistance

CARAVANE HISTORIQUE

à Trinité

Hommage à TINE, la libre de savane, MONIQUE, toutes deux de l’habitation SPOUTOURNE

 et à Laurence MARCLAY, ouvrière de 19 ans, sur l’habitation BASSIGNAC.

Dans le cadre de l’axe matrimoine de notre association, nous avons choisi deux évènements qui se sont déroulés à Trinité ; ville qui elle aussi, est un des hauts lieux de la résistance anti-esclavagiste et des luttes ouvrières.

Tout d’abord, l’habitation Spoutourne faisant partie des immenses terres des Dubuc puis des domaines du Galion a connu cette importante résistance des esclaves de 1831 à 1834. L’affaire débute le 8 février 1831 quand 8 esclaves dont 2 femmes dont une libre de savane, la dénommée TINE, et une autre esclave MONIQUE, âgée de 15 ans portent plainte selon les nouvelles mesures de 1827 auprès du juge de paix. Les esclaves dont TINE et MONIQUE témoignent contre les mauvais traitements avérés sur cette habitation. Ce sont eux et ce sont elles qui seront scandaleusement condamnés à la déportation pour la dénonciation de la scélératesse des maîtres. Non seulement les maîtres ne sont pas inquiétés mais ce sont les esclaves qui sont poursuivis. Le gouverneur devant un tel déni de justice tarde à faire appliquer le jugement. L’affaire dure plus de 3 ans. À la veille de l’application de la peine, les 8 esclaves s’enfuirent pour Sainte Lucie en mai 1834, pays où l’on venait d’abolir l’esclavage. La libre de savane et l’autre comparse avaient tout organisé. Nous raconterons sur place cette histoire au personnes qui viendront avec nous.

L’usine de l’habitation Bassignac, région comprise entre Trinité, Gros-Morne et Vert Pré, est un deuxième lieu de forte résistance ouvrière. L’événement se déroule 92 années plus tard pendant une puissante grève agricole. La grève avait commencé depuis janvier 1923 à partir des exploitations du sud de la Martinique (Grand Bourg, Petit Bourg, Saint Esprit, Lareinty, Soudon). Cette grève avait aussi atteint le Nord (Lorrain, Sainte Marie, Basse Pointe, Macouba). La grève fut puissante et la municipalité de Sainte Marie dont le maire est le socialiste Joseph Lagrosillière, apporta un véritable soutien et une aide logistique aux grévistes. le 9 février 1923, ce fut la violente intervention de la gendarmerie, et aussi d’une troupe de nervis, contre les grévistes. Il y eut 2 morts dont Laurence MARCLAY et 3 blessés graves. Laurence MARCLAY était une jeune ouvrière agricole âgée de 19 ans et elle était enceinte. Elle fut tuée aux portes de l’usine

Il est important de montrer que dans les luttes qui ont eu lieu l’intervention des femmes, et surtout l’importance de leur insertion faisaient que les luttes sociales ne pouvaient vaincre que lorsqu’il y avait leur implication.  Dans la résistance anti esclavagiste, dans les différentes « grèves marchantes » ouvrières où elles partaient avec leur famille, leurs enfants affamés pour arracher un certain nombre de résultats qui ont servi à améliorer les conditions de vie du plus grand nombre et à faire respecter notre dignité.

Dimanche 21 octobre 

RV à 8 heures 

Face à la mairie de Trinité

 

 

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