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L’avortement, liberté fragile

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22 septembre 2018
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15 octobre 2018
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L’avortement, liberté fragile

avortement 28 sept.18

28 septembre : Journée mondiale pour la dépénalisation de l’avortement.

« N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse, pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis, vous devez rester vigilantes votre vie durant. »  Simone de Beauvoir

Près de nous, dans la Caraïbe, l’avortement est partiellement ou totalement prohibé (sauf, notoirement, à Cuba ou aux Antilles sous législation française.)

En Europe, les gouvernements hongrois, polonais, espagnol, portugais ont clairement affiché leur volonté de revenir à la pénalisation de l’avortement.

En France, les groupes anti-avortements, très présents sur les réseaux sociaux, organisent des manifestations coup de poing, infiltrent les institutions, détournent des slogans féministes, et propagent de la désinformation – Des militant·es anti-avortement très silencieux et silencieuses lorsqu’il s’agit de réclamer des structures et des aides financières et sociales pour ces femmes auxquels ils et elles intiment l’ordre d’être mères !

La clause de conscience spécifique à l’IVG, les politiques d’austérité, les fermetures de maternité, les difficultés financières des CEPIOF…, entravent l’exercice de ce droit.

Ce sont les mobilisations exemplaires des Espagnoles en 2015, des Polonaises en 2016, des Irlandaises en 2018 qui ont sauvé ce droit des femmes à disposer de leur corps et de leur vie.  En Argentine aussi, au Brésil, partout des femmes descendent par millions dans la rue pour défendre l’égalité des droits pour les femmes et se dressent contre les gouvernements réactionnaires.

Culture Egalité, solidaire de tous ces mouvements, réaffirme que :

  • L’avortement est un choix personnel : ” mon corps m’appartient, je choisis ma vie, je choisis d’avoir ou pas un enfant”.
  • L’accès à l’avortement est un droit.
  • La clause de conscience pour les professionnel·les de santé doit être supprimée de la loi.
  • Les délais légaux pour avorter doivent être harmonisés sur ceux des pays les plus progressistes en Europe, et les États doivent viser une dépénalisation totale de l’avortement.
  • Des moyens financiers doivent être donnés pour que les centres pratiquant l’avortement et les centres de planification soient accessibles à toutes sur les territoires.
  • Des campagnes d’information tous publics sont nécessaires pour pouvoir en parler librement, sans tabou ni jugement.
  • L’éducation à la vie sexuelle doit être prodiguée à toutes et à tous pour qu’elles et ils puissent avoir des choix libres et éclairés.

 

La lutte pour le droit à l’avortement et à la contraception, pour le contrôle et la réappropriation de nos corps par nous-mêmes est une dimension essentielle de notre combat féministe.

avortement 28 sept.18

 

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